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Loisirs

Qu’est-ce qu’une estampe japonaise ?

L’estampe japonaise est un art traditionnel considéré comme une ramification de la peinture nippone. Faite sur un support en bois, il s’agit en quelque sorte d’une application de technique de gravure sur bois qui tend à reproduire sous nombreux exemplaires l’œuvre d’un artiste, copiée ou modifiée légèrement.

L’origine et la réalisation des estampes

D’après Marcel-Spilliaert.com, une plateforme d’achat d’art en ligne, la technique de la xylographie sur laquelle se base la réalisation des estampes est importée de Chine. Comme la grande majorité des arts traditionnels asiatiques, celles-ci ont des rapports avec la religion. Elles entrent en étroite relation avec le Bouddhisme, car cette technique était à la base utilisée par les Chinois pour imprimer des textes bouddhistes. Au fil des siècles, les artistes s’en sont servis pour faire une reproduction des estampes.
Pour réaliser des estampes, il faut poursuivre un processus en étapes qui nécessite l’union de 4 différents talents. Le premier est le dessinateur. Il est chargé de faire le traçage des dessins sur papier blanc et de donner les indications sur les coloris à utiliser. Au 20ème siècle, il peint à l’aquarelle et c’est son nom qui est retenu dans l’histoire de l’art.
Le second talent qui entre en jeu est le graveur. C’est lui qui réalise la sculpture sur bois.
Après son œuvre, c’est à l’imprimeur de poursuivre le processus. Il s’occupe l’application des couleurs sur les blocs. L’imprimeur est également celui qui applique le papier successivement sur chaque bloc. Il est donc responsable de la réalisation des dégradés de couleurs singulièrement virtuoses dans l’estampe Shin Hanga. On les nomme les « bokashi ».
Celui qui termine l’œuvre est l’éditeur. Bien qu’elle ne soit pas vraiment très connue, cette personne est celle qui réunit les trois autres talents. Elle les déniche et orchestre leur travail.

Brève histoire des estampes japonaises

Apparues vers le 17ème siècle, les estampes japonaises ont connu plusieurs générations d’artistes. Entre les années 1600 et 1868, la première génération a surtout réalisé des estampes représentant des scènes de vie quotidienne. L’art fut considéré comme vulgaire mais la bourgeoisie commerçante en raffola. Pendant cette période nommée Edo, l’estampe a pris le nom de « l’image du monde flottant » ou « Ukiyo – e ». Son âge d’or s’est situé entre les années 1760 et 1810.
La deuxième génération de l’estampe japonaise est celle de 1868 à 1912, sous l’ère Meiji. Comme le Japon a commencé son ouverture au monde occidental, l’estampe Ukiyo-e a connu des évolutions. Des traités de commerces ont été signés avec d’autres pays. L’estampe japonaise s’occidentalise et est devenue l’estampe Meiji. S’étant démodée, l’ancienne version a commencé à sombrer derrière l’évolution de la photographie.
La dernière génération de l’estampe japonaise est née entre les années 1910 et 1960. Cette période marque aussi l’apparition du nouveau style nommé « Shin Hanga » ou « Nouvelles gravures ». Il s’agit en quelque sorte d’une renaissance des estampes qui ont failli se faire oublier.
La nouvelle forme d’estampes japonaises est donc un art renouvelé. Cette renaissance a été portée par l’artiste Shozaburo Watanabe, connu vers 1905. Ayant travaillé en tant qu’éditeur et marchand de nouvelles estampes, il a recruté plusieurs artistes et artisans (graveurs et imprimeurs). Ensemble, ils ont commencé à produire des estampes japonaises avec une sensibilité moderne d’esprit occidental. En quelque sorte, des produits qui ont répondu aux attentes de l’époque. Shozaburo Watanabe est à l’origine du « Shin Hanga ».

Les grands artistes de l’estampe japonaise

Plusieurs noms sont connus en tant qu’artistes et créateurs d’estampe japonaise. Et contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas que des Japonais. Des occidentaux ont aussi laissé leurs noms dans l’univers de cet art nippon.
Au Japon, on connaît Hiroshi Yoshida, Koitsu Ishiwata, Hiroaki Takahashi, Hasui Kawase ou encore Shiro Kamatsu et Goyo Hashiguchi. En occident, l’Écossaise Elisabeth Keith, l’Anglais Charles W. Bartlett et l’Autrichien Fritz Capelari sont quelques pratiquants de renom. Actuellement, les artistes connus sont l’Américain Clifton Karhu, le Japonais Tomikichiro Tokuriki ou encore l’Écossais Paul Binnie.

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