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Covid-19 : les particuliers se ruent en bourse

Les marchés financiers ont connu en ce début d’année 2020 à un véritable cataclysme suite à la prolifération du coronavirus sur l’ensemble des continents. En cherchant désespérément à gagner du temps et ainsi sauver la santé économique de leur propre pays, la plupart des Etats ont finalement juste pris de l’élan pour mieux sauter dans cette zone encore inconnue dénommée « le confinement ».

Depuis le mois de mars 2020, la planète est en état de mort clinique. Les pompiers de service, à savoir les banques centrales, font leur possible pour essayer d’endiguer la panique qui s’installe en bourse mais les effets ont beaucoup de peine à se faire ressentir jusqu’à présent. Dans ce contexte, la correction de l’indice CAC40 qui avait atteint le 19 février 2020 un plafond de verre à 6 111 points, ne s’est pas arrêtée à 10% ou même à 20% mais à près de 40% atteignant un plus bas en séance du 17 mars à 3 632 points.

Un engouement soudain pour la bourse

D’habitude assez frileux en ce qui concerne les supports financiers à risques, les français ont finalement trouvé un moyen d’occuper leurs longues journées de confinement en s’intéressant à la bourse.

Dans le magazine Investir du 10 avril 2020, on apprend que certains courtiers enregistrent une hausse exponentielle du nombre d’ouvertures de compte de trading tel que Boursorama ( x 5 sur la période ) ou ING ( x 6 ). La situation est tellement ubuesque que d’autres, à l’image d’IG, qui est spécialisé sur les CFD et produits barrières, refuse l’ouverture dans 40% des cas pour manque de connaissances. En effet, contrairement à ce que l’on pouvait connaître il y a quelques années avec les banques traditionnelles, désormais l’ouverture d’un compte de trading en ligne est rapide. Exit, le rendez-vous avec son banquier. Enfin, dernier élément à noter. Près des ¾ des ordres en bourse effectués par les particuliers sont à l’achat, signe que ces derniers souhaitent à tout prix profiter des soldes sur les marchés.

Une réelle appétence pour le risque ?

Pour autant, la crise du coronavirus a entraîné également un sentiment de peur chez les ménages français. Plus de 6 millions de salariés se retrouvent désormais en chômage technique avec un revenu diminué ( 85% en moyenne de leur salaire ). Mais, ce ne sont pas les seuls touchés. Les indépendants, ou du moins ceux qui n’ont pas la chance d’avoir une activité en ligne, subissent la situation de plein fouet.

Le 15 avril 2020, la Caisse des dépôts a d’ailleurs indiqué que la collecte du livret A, qui a pourtant vu son taux diminué à 0.50% le 1er février 2020, était repartie à la hausse au mois de mars ( + 3.8 milliard d’euros contre + 2.52 sur la même période l’année dernière ). Alors que le Gouvernement essaie de convaincre les français de consommer pour relancer l’économie ( ou du moins tenter de ralentir la chute ), il semble que le message ne soit pas réellement passé.

Trop tôt pour investir ?

La hausse des indices en ce début avril, et notamment le CAC40 qui est venu toucher les 4 500 points il y a quelques jours peut s’expliquer par cet afflux d’investisseurs particuliers qui injectent une partie de leurs économies. Toutefois, il serait imprudent de penser que la crise financière est terminée et que cette dégringolade des marchés ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir.

En effet, l’impact économique et plus particulièrement les défaillances des entreprises dans les prochaines semaines vont faire bondir les impayés. Les banques américaines commencent déjà à provisionner des montants colossaux pour y faire face comme le montre un article des Echos du 14 avril ( 8.3 milliards de dollars pour JP Morgan ou encore 4 milliards pour Well Fargo ). Le spectre d’une nouvelle vague de baisse sur les indices plane toujours et c’est la manière dont l’Etat va agir pour éviter que les dominos ne s’écroulent les uns après les autres qui va être le garant d’une remontée progressive et solide de la bourse.

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