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Le rayonnement économique français aux Etats-Unis : mythe ou réalité ?

A l’occasion de la nouvelle édition d’Impact USA, programme d’accélération à destination des startups Tech françaises qui souhaitent s’implanter aux Etats-Unis, la rédaction vous propose un état des lieux des success stories et, plus largement, de l’apport de la France à la création d’emplois outre-Atlantique. Le rayonnement économique de l’Hexagone au Pays de l’Oncle Sam… mythe ou réalité ?

La France, 3e employeur étranger aux Etats-Unis

En 2019 (derniers chiffres en date), la France et les Etats-Unis ont échangé plus de 18 milliards de dollars de biens et services, avec une progression record de 7,50 % par rapport à l’année précédente. Avec un peu plus de 325 milliards de dollars investis aux Etats-Unis en 2019 (contre 300 milliards en 2018), la France est devenue le 6e investisseur étranger au Pays de l’Oncle Sam.

D’un autre côté, les entreprises françaises basées aux Etats-Unis (siège social, filiale ou succursale) ont créé quelque 730 000 emplois en 2019, un record absolu en la matière. La France s’impose ainsi comme le 3e employeur étranger aux Etats-Unis, avec des projets porteurs qui embauchent particulièrement des travailleurs qualifiés. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les entreprises françaises ne sont pas forcément exclusivement attirées par la Californie. En effet, les emplois créés se répartissent de manière relativement homogène sur tout le territoire américain. La Californie se positionne logiquement en tête avec 87 500 emplois, soit « seulement » 12 % des emplois créés par les boîtes françaises. Le Texas arrive en deuxième position avec 62 800, suivi de l’Etat de New York (56 700 emplois) et du New Jersey (45 500 emplois), selon les chiffres officiels du document intitulé « The French Economic Footprint in the US », édité et publié par l’Ambassade de France aux Etats-Unis.

La French Tech, véritable catalyseur du rayonnement économique français

Lancé en grand pompe par le gouvernement français en 2013, le label « French Tech » a permis à des milliers d’entrepreneurs français de représenter les couleurs de la France à l’international, notamment aux Etats-Unis. Aujourd’hui, l’expression « French Tech » renvoie à l’ensemble des entrepreneurs, investisseurs et ingénieurs qui travaillent pour les startups françaises (ou d’origine française) en France ou à l’étranger.

Ce label a permis de braquer les projecteurs sur les jeunes pousses françaises, notamment celles qui lancent un produit innovant ou qui réalisent des levées de fonds impressionnantes. La seconde moitié de la décennie 2010 a marqué un assaut sans précédent des entreprises de la French Tech sur la Silicon Valley. La présence française est si impressionnante que Xavier Niel, géant des Télécoms, a ouvert une école dédiée au digital du côté de San Francisco. De leur côté, les Serial Entrepreneurs Carlos Diaz, Géraldine Le Meur ou encore Pierre Gaubil y ont implanté un incubateur d’entreprises technologiques, principalement plébiscité par les jeunes porteurs de projets français qui souhaitent vivre le rêve américain.

Bien qu’elle s’élargisse à vue d’œil, la French Tech est aujourd’hui portée par une poignée de jeunes pousses qui réalisent une croissance fulgurante outre-Atlantique. Il s’agit notamment de :

  • Criteo, spécialiste du webmarketing, de la publicité en ligne et surtout du retargeting. Parfois qualifié de « Google français », Criteo est aujourd’hui cotée au Nasdaq. La boîte française qui affiche un effectif de plus de 2 500 salariés et un portefeuille de 20 000 clients a récemment acquis la firme israélienne Mabaya, spécialisée dans les solutions de monétisation des médias pour les marketplaces et les e-commerçants.
  • Synthesio, qui propose aux entreprises des outils avancés d’analyse des réseaux sociaux, figure aujourd’hui dans le top 50 des startups européennes en phase de devenir des « licornes », qualificatif attribué aux entreprises dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. Synthesio, qui vise à dominer le marché américain, réalise aujourd’hui la moitié de son chiffre d’affaires aux USA.
  • Datadog a été créée en 2010 à New York par Olivier Pomel et Alexis Lê-Quôc. La boîte réalise annuellement un chiffre d’affaires de 1,5 million de dollars et emploie 250 salariés. Au total, cette entreprise désormais bien implantée a réussi à lever plus de 140 millions de dollars pour financer son logiciel de gestion de la performance.

Pour plus d’infos sur l’investissement aux Etats-Unis, rendez-vous sur http://conference2014.fr.

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